09.03.2008

Prochain voyage

Mon prochain voyage va être assez long et, surtout, complexe : je pars mercredi en Italie, où je logerai à Albano Laziale, près de Rome. Samedi je serai à Fiuggi pour la convention nationale de science fiction et le lundi suivant je serai en Turquie : j'arrive à Istanbul le matin et j'en repars l'après-midi pour Diyarbakir, au Kurdistan, où j'assisterai, pour la quatrième fois, au Newroz, le jour de l'an kurde.

Je repartirai de Diyarbakir le 22, je resterai une journée (oui, Pâques) à Istanbul, et ensuite je retournerai à Rome, d'où je partirai le matin du 24 pour Milan. Je ne sais pas encore exactement combien de jours je vais rester à Milan, je pensais rentrer à Lyon autour du 1er avril, mais j'avoue que je suis tentée par les Quais du Polar.

Et c'est pas fini, parce que jusqu'au 6 avril à Clermont-Ferrand il y a les Printemps de l'Imaginaire !

Je sens qu'après tout ça, j'aurai besoin d'une vacance...anti_bug_fck

03.05.2007

Hasankeyf, un trésor condamné à être noyé

Episodes précédents :
Vers Diyarbakir. Première Etape : Istanbul
Vers Diyarbakir. Sur la route
Enfin, le Kurdistan !


Le 20 mars 2005, avec la délégation italienne, je suis partie visiter le site archéologique de Hasankeyf. J’expliquerai l’importance de cet endroit à la fin de ce compte rendu. Pendant ce voyage, j’ai pris des notes vocales avec mon dictaphone. J’aurais bien aimé insérer l’audio au moins de quelques unes de ces notes, mais comme elles sont en italien, et qu’en plus la qualité audio est très mauvaise, je me contenterai de les traduire par écrit.

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31.08.2006

De retour de Bellaing


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11.03.2006

Rêve d'Istanbul

Je suspends un moment le récit de mon voyage pour parler du rêve d'un voyage.
Aujourd'hui j'ai pris part à un atelier d'écriture, justement sur le voyage. En fait, le thème concernait l'"avant" du voyage, le rêve. On était censé raconter un voyage qu’on rêve, ou qu’on a rêvé, faire. Moi, j’ai parlé d’un de mes plusieurs rêves, avant qu’il se réalise. Je copie donc ici exactement le texte tel que je l’ai lu. La version que j’avais écrite est un peu plus longue, mais je me suis aperçue, pendant que les autres lisaient leurs textes, qu’elle était un peu
trop longue, donc j’ai décidé de la raccourcir. Et voilà ce que ça a donné.

medium_imag0037.jpgTout a commencé par une croisière ratée. J’avais un petit ami, à l’époque, et on aimait beaucoup voyager, quand on en avait l’occasion. Malheureusement, on pouvait toujours aller en vacances à la même période de l’année, début septembre, à cause du travail. C’est la raison pour laquelle on a fait deux fois la même croisière, dans la Méditerranée, mais du côté occidental : Espagne, Corse, France… Mais la deuxième fois, on aurait bien voulu faire l’autre tour, à Orient. C’est alors que j’ai vu Istanbul dans la brochure, et j’en ai été attirée irrésistiblement. Istanbul, c’était l’Histoire, avec un grand H.

Je n’en savais pas beaucoup, je l’avoue. Mais c’était déjà une ville qui avait eu trois noms différents, et c’était comme si l’histoire changeait au fur et à mesure qu’elle changeait de nom. Et puis, le croisement entre l’Asie et l’Europe. Une ville entre deux continents est un voyage en elle-même : tu traverses un pont, et voilà ! t’es sur un autre continent.

Et un croisement de religions aussi : deux des trois grands monothéismes avaient eu leurs sièges ici, le troisième était présent quand même. Et de cultures : une ville non arabe où on peut goûter tous les saveurs du monde arabe.
Les odeurs, les épices, les couleurs, je ne les avais jamais connues, mais c’était comme si je les connaissais depuis toujours.

Et les gens : voir comment cette longue et lourde histoire les avait marqués, si eux, méditerranéen comme nous, les italiens, étaient très différents de nous ou si parmi eux je me serais sentie chez moi.

La mer m’a toujours attirée. Et Istanbul est une ville de mer, une ville où même les mers se croisent, se mélangent et se quittent. Comme les deux continents. Comme les gens, d’Orient et d’Occident. Comme les cultures, ou les parfums.

21.02.2006

Enfin, le Kurdistan !

Episodes précédents :
Vers Diyarbakir. Première Etape : Istanbul
Vers Diyarbakir. Sur la route


Je commence à avoir faim, midi est passé depuis longtemps, il est presque deux heures et demi, et le chauffeur ne semble avoir l’intention de s’arrêter.
Quand je suis fatiguée, je me déprime, mais quand j’ai faim, je deviens agressive et je ne vois plus personne. Je me souviens d’un jour où je devais faire une visite médicale, c’était début après-midi et je n’avais pas encore déjeuné. Le médecin m’appelle, je me lance vers le cabinet. Un vieux s’approche en disant : « Je suis arrivé avant elle ». Le docteur lui répond :
« Mais dans ma liste elle est avant vous. Si la demoiselle veut vous laisser passer… ». Non, je rentre dans le cabinet sans même m’excuser : j’ai hâte de rentrer à la maison pour manger. Je regretterai mon manque de gentillesse qu’après avoir rempli mon estomac.
C’est donc bien un de ces moments-là : je crève de faim, et je commence à râler toute seule contre les turcs. Et je me dis : qu’ils n’osent pas me faire changer de place une autre fois, sinon ils vont m’entendre.

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